Echo n'est pas un mythe               Création 2022
Pièce pour tout terrain pour 3 danseuses                                                50 mn

"Je ne suis pas une femme Je ne suis pas une fenêtre Je ne suis pas une plante verte ...."

 

 

Le texte d'ouverture présente par la négation une plaidoirie pour la femme. Il donne le ton, et annonce la couleur. Trois femmes qui ne se connaissent pas, vont décider de s'entraider. De taper du poing sur la table pour prouver qu'elles existent. Se relayant sans cesse, elles découvrent leur résistance face à l'adversité. Lutter, recommencer, répéter, s'acharner, tel est le prix de leur émancipation. Les corps épuisés se hissent, se rattrapent, s'extirpent, chutent mais se relèvent inéluctablement. Elles découvrent alors la force de l'entraide, la sororité et le pouvoir de l'écoute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

©Christian de Hericourt

 

 

Comment est née "Echo n'est pas un mythe" ?

J'ai rencontré Echo, par hasard, son histoire m'a immédiatement touchée et révoltée. Elle est perçue comme une traitresse, je ne voyais qu'une victime. Quelques années plus tard, #MeToo apparaît, Echo ressurgit, le lien entre elle et toutes ces histoires de femme est évident. D'un côté, Echo, punie pour avoir suivi les ordres de son père adoptif, Zeus, condamnée à errer sans pouvoir parler, sauf pour répéter les derniers mots entendus. De l'autre des femmes, encouragées, par le mouvement societal #MeToo, à prendre la parole. "Echo n'est pas un mythe" venait de naître !

 

 

Les sculptures de béton

 

 

 

 

 

 

 

 

 

8 sculptures issus de carottage (résine, béton) modifient l'espace, elles restreignent, contraignent mais aussi apportent au corps un nouveau paysage où se mouvoir, se hisser, se reposer. Tantôt symbolique: un mur à franchir, une barricade pour revendiquer. Tantôt un lieu de sépulture, un chemin à suivre ou fuir. Elles ne cessent de se transformer au gré des récits et renforcent la dramaturgie des corps. Le poids à soulever par les danseuses symbolisent le combat que peut être celui de certaines femmes. Entre équilibre et déséquilibre les corps vacillent, solides et fragiles à la fois. Elles symbolisent la rue, le bitume s'invite sur le plateau. Tantôt des alliés, tantôt des entraves... Elles deviennent totalement indispensables à l'écriture chorégraphique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les sculptures de béton Scénographie de Claire Camous

"Le béton comme extrait du réel et du concret. Les carottages offrent différentes images et symboliques de par leur diverses manipulations et déplacements dans l’espace durant la pièce. Alliés à d’autres matières, plus douces, le brut côtoie la pureté du blanc, la résine laisse passer la lumière et allège, le bleu givré comme toile de fond, mythe et poésie; le béton ramène au concret. La danse témoigne, exprime, la scénographie pour lui dessiner ses différents espaces de liberté." Claire Camous

 

 

 

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