Echo n'est pas un mythe  Version III

Comment est née "Echo n'est pas un mythe" ?

 

J'ai rencontré Echo, par hasard, son histoire m'a immédiatement touchée et révoltée. Elle est perçue comme une traitresse, je ne voyais qu'une victime. Quelques années plus tard, #MeToo apparaît, Echo ressurgit, le lien entre elle et toutes ces histoires de femme est évident. D'un côté, Echo, punie pour avoir suivi les ordres de son père adoptif, Zeus, condamnée à errer sans pouvoir parler, sauf pour répéter les derniers mots entendus. De l'autre des femmes, encouragées, par le mouvement societal #MeToo, à prendre la parole. "Echo n'est pas un mythe" venait de naître !

J'ai simplement envie de parler de femmes qui, seules ne se sentent pas le courage de revendiquer, lutter, mais qui vont parvenir, grâce à l'autre, à trouver la force de s'élever. Se relayant sans cesse pour tenir debout, elles se battent pour le droit d'exister en tant qu'être humain, individu et femme.

Echo est notre muse, le fil conducteur, bien qu'invisible, de cette création. Elle tisse entre les interprètes un lien particulier qui les unit. Ce lien de solidarité puise dans leur condition de femme à disposer de leur parole, de leur corps et de leur pensée.

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A travers une gestuelle vive, impulsive et nuancée, les danseuses vacillent entre colère et sérénité, liberté et conditionnement, courage et lâcheté. Une danse physique et performative, dans laquelle elles se relaient sans relâche, avec la volonté de ne pas faillir, de ne pas tomber.